SOS Médecins poursuit son mouvement de grève

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À la suite de son mouvement national de suspension d’activité, dimanche 25 janvier, le bureau de s’est réuni dans la soirée de dimanche et a décidé la poursuite de la ce lundi 26 jusqu’à 20 heures.

SOS Médecins poursuit son mouvement de grève

©Fotolia/herreneck

"Nous n’avons aucune réponse du gouvernement à nos interrogations relatives à la suppression de la garde en nuit profonde dans un certain nombre de départements", et notamment dans le Nord-Pas-de-Calais, explique le Dr Dominique Ringard, président de SOS Médecins.

Selon lui, la grève du dimanche 25 janvier a été "massivement suivie" au niveau national, "mais s’est traduite par une épidémie de réquisitions" préfectorales.

Selon Le Figaro, qui reprend les propose de Serge Smadja, secrétaire général de SOS Médecins, à Paris, "sur la soixantaine de médecins prévus, quelque 25 ou 26" travaillaient, répartis à peu près équitablement sur les secteurs géographiques.

Dans la capitale, standard et médecins réquisitionnés ont "fonctionné à 50 %" et le fonctionnement du standard de SOS Médecins a permis une plus grande fluidité dans l'organisation, même si les délais de réponse aux appels des patients se sont considérablement allongés.

"Mais dans d'autres régions, les standards n'ont pas été réquisitionnés et les appels ont transité via le centre 15, qui devait joindre les médecins sur leur portable, entraînant davantage d'encombrements et de délais", poursuit le quotidien.

Un appel au président de la République

Malgré un premier mouvement de grève pendant les fêtes de fin d'année et la promesse d'un entretien "à la rentrée", l'association n'a toujours pas été reçue  par la ministre de la Santé Marisol Touraine. Un rendez-vous obtenu de haute lutte le 29 janvier a été repoussé au 2 février.

Dominique Ringard s'est également adressé le 21 janvier au président de la République par courrier. 

Dans ce courrier, l'association s'alarme de la suppression du médecin de garde la nuit profonde -de minuit à 08h00 du matin-, décidée par les directeurs d'agences régionales de santé (ARS) en Nord-Pas-de-Calais et Lorraine.

"Monsieur le Président, trouvez-vous normal qu’entre minuit et 8 heures du matin, les parents d’un nourrisson souffrant de laryngite ou de bronchiolite, soient contraints de le conduire obligatoirement aux urgences pédiatriques ? Qu’un patient faisant une crise de colique néphrétique au milieu de la nuit, soit obligé de se rendre aux urgences de l’hôpital pour être soulagé ? Qu’une personne âgée faisant un épisode de gêne respiratoire au petit matin, n’ait d’autre solution que de partir en ambulance finir sa nuit dans un couloir d’hôpital ? Qu’une personne en fin de vie dont les douleurs sont trop violentes, ne puisse pas être soulagée à domicile ? », peut-on lire.

Désengorger les urgences

"Il faut (...) un médecin qui puisse aller voir les enfants, les personnes âgées, les gens qui souffrent en pleine nuit, pour qu'on ne soit pas obligé de les mettre dans des ambulances à 3h du matin, pour les envoyer passer 4 ou 5 heures aux urgences" pour un coût "cinq fois supérieur à celui de l'envoi d'un médecin au chevet du patient".

Dominique Ringard demande ainsi  aux autorités de revenir "sur la suppression du médecin de garde en nuit profonde qui risque de s'étendre à la suite des décisions prises en Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais, privant ainsi les patients de tous soins à domicile sur cette tranche horaire"

L'association, qui regroupe environ 1 100 praticiens pour 63 structures, craint que les exemples du Nord-Pas-de-Calais et Lorraine ne s'étendent aux régions voisines.

SOS Médecins (qui regroupe 1 100 médecins dans 63 structures) invite les patients à signer une pétition intitulée « Dites NON à la suppression des visites à domicile des médecins de minuit à 8 heures du matin ».

Mise en ligne samedi 24 janvier, elle aurait déjà recueilli près de 3 000 signatures.

Cyrienne Clerc avec Le Quotidien du MédecinLe Généraliste , Le Figaro

Et les autres libéraux ?

L'Union nationale des omnipraticiens français (Unof-CSMF) appelle les généralistes à maintenir la grève administrative de la télétransmission et à participer à la grève de la permanence de soins du vendredi 30 janvier au lundi 2 février. MG France a choisi une fermeture des cabinets le 5 février.

 L'intersyndicat ISNI (internes) a déposé un préavis de grève contre le projet de loi à compter du 29 janvier et appellent à la mobilisation générale des médecins de France le 15 mars . Reçus ce 26 janvier par Marisol Touraine, les internes n'ont "pas eu le sentiment d'être entendus".  

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