14 juin, journée du don du sang : les enjeux, les besoins….

Le 14 juin, c'est la Journée mondiale des donneurs de sang. Cette date correspond au jour de la naissance de Karl Landsteiner, médecin biologiste autrichien qui mit en évidence l’existence des groupes sanguins ABO en 1900. A cette occasion, des collectes exceptionnelles sont organisées dans toute la France pendant une semaine.

14 juin, journée du don du sang : les enjeux, les besoins....Pour l’Etablissement français du sang (EFS), "il est important de recueillir de très nombreux dons à cette période-là car, pendant les mois d’été, la fréquentation de nos collectes faiblit alors que les malades ont toujours besoin de produits sanguins", explique son président, François Toujas.

"Pour assurer sa mission d’autosuffisance en produits sanguins, l’EFS doit recueillir 10 000 dons de sang par jour. 40 000 collectes mobiles sont ainsi organisées chaque année", ajoute-t-il.

Parmi les objectifs de l'EFS : "fidéliser de nouveaux donneurs urbains, notamment des jeunes, une de nos « cibles » prioritaire". Pour faciliter cet objectif, "en ville, depuis plusieurs années, nous avons développé des sites « nouvelle génération » : les maisons du don. Il en existe 12 aujourd’hui, qui accueillent les donneurs à des horaires élargis", indique le président de l'EFS.

Capitaliser sur le succès de 2014

Toute la semaine du 14 juin 2014, 147 sites de prélèvement et près de 200 collectes événementielles ont accueilli les donneurs . En 2015, l’objectif est de renouveler le succès de cette mobilisation autour du slogan :" Célébrons la vie – Donnons notre sang !".

Le 14 juin 2014, 5 608 nouveaux donneurs ont été recensés et la collecte a atteint 17 804 dons de sang.

Les besoins

Que soigne-t-on avec les dons de sang ? Les patients atteints de certaines maladies génétiques affectant les globules rouges reçoivent des transfusions sanguines tout au long de leur vie. C’est le cas par exemple de la drépanocytose ou de la thalassémie. Viennent ensuite les maladies hématologiques qui affectent la moelle osseuse et nécessitent la transfusion de globules rouges, de plaquettes ou de plasma.

Par ailleurs, le traitement intensif de certaines maladies peut entraîner une insuffisance de production de cellules sanguines (radiothérapie, chimiothérapie). Durant cette période dite d’aplasie, un support transfusionnel permet de renouveler les cellules sanguines et de renforcer l’organisme affaibli.

En obstétrique et lors d'interventions chirurgicales,  une hémorragie peut survenir, entraînant un besoin urgent et important en produits sanguins labiles. Enfin, lors des secours d’urgence, si le malade a perdu une grande quantité de sang, outre une transfusion de globules rouges et de plasma, il reçoit aussi des plaquettes qui facilitent la coagulation et contribuent à arrêter le saignement.

Zoom sur le plasma

Le plasma, qui contient des protéines d’un intérêt thérapeutique majeur,est indiqué lors d’hémorragies, de situation d’urgence, et d’échanges plasmatiques (dans le cas de maladies auto-immunes).

Il existe deux sortes de plasma : le plasma dit « thérapeutique » qui sert à la transfusion, et le plasma dit « matière première ». Ce dernier est fractionné afin d’isoler et de purifier certaines protéines qui permettent ensuite de fabriquer des médicaments, que l’on appelle alors « médicaments dérivés du sang ».

Le don de plasma, qui s’effectue sur rendez-vous dans un site de l’EFS, dure environ 60 mn (1h30 entre l'arrivée et le départ). Les donneurs de groupe AB sont particulièrement recherchés, car ils sont « donneurs universels » de plasma.

Rédaction ActuSoins (source EFS)

Les infirmiers et l'entretien préalable au don de sang

Depuis le 16 mars, et pour une durée de deux ans, l’EFS a mis en place un dispositif expérimental permettant au personnel infirmier de réaliser, sous certaines conditions, l’entretien préalable au don de sang, entretien jusqu’à présent assuré exclusivement par des médecins. L’intervention du médecin restera cependant obligatoire dans certaines situations définies. Au total, une centaine d’infirmiers volontaires, ayant suivi un programme de formation et justifiant d'au moins trois ans d’expérience dans l’activité de prélèvement, y participent. L’objectif est de permettre à son personnel infirmier de développer une nouvelle expertise, tout en maintenant le haut niveau de sécurité de la transfusion sanguine en France.

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Réactions

2 réponses pour “14 juin, journée du don du sang : les enjeux, les besoins….”

  1. Nassia Hamad dit :

    Encore du glissement tâche à quand la fin du débordement ? Pour rappel l’ide n’a pas le même salaire ! Et puis si on avait fait médecine ça se serait !!! Blasée !

  2. Entretien médical!
    Glissement de tâche, encore……..

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