Françoise : l’infirmière libérale de La vie des gens… au cinéma

Ce 4 mars sort sur le grand écran La vie des gens, un film-documentaire qui retrace, pendant un an, les visites quotidiennes de Françoise, infirmière libérale à Lyon, aux patients âgés qu'elle soigne.Un hommage aux soignants mais aussi à nos aînés, filmés avec empathie.

Françoise : l'infirmière libérale de La vie des gens... au cinéma photo 1Françoise pétillante, Françoise, sur sa trottinette, qui se rend de domicile en domicile, pour apporter du soin à nos aînés, ce « peuple de l’ombre », comme les appelle Olivier Ducray, le réalisateur.

Infirmière libérale à Lyon, elle soigne, mais surtout elle apporte souvent à ces personnes qui ont passé 70 ans, voire 80, le seul moment lumineux, la seule rencontre, les seules paroles de la journée.

Dépendance et isolement

Françoise : l'infirmière libérale de La vie des gens... au cinéma photo 2Car, ce qui marque dans ce film documentaire, c’est la solitude, l’isolement de ces patients.

La dépendance, l’isolement des personnes âgées, leur accompagnement dans la fin de vie : « il s’agit là d’une problématique qui touche tout le monde, de près ou de loin, mais que l’on a souvent du mal à regarder en face », souligne Olivier Ducray.

Un lien social

Françoise : l'infirmière libérale de La vie des gens... au cinéma photo 3« Françoise, raconte-t-il, est un véritable personnage, atypique, et d’une implication rare propre à cette profession extrêmement exigeante, où des dizaines d’« actes gratuits » accompagnent sans cesse les actes de soins à proprement parler. Car le soin est aussi un prétexte, l’occasion d’un sourire voire d’un rire, dans tous les cas d’un échange, en bref d’un lien social ; parfois le seul qui « leur » reste ».

Au travers ce documentaire, ce « peuple de l’omble » semble revivre avec ses habitudes de vieux, ses photos de mariage sur la commode, ses histoires d’amour qui remontent à la surface, ses souvenirs mais aussi ses Françoise : l'infirmière libérale de La vie des gens... au cinéma photo 4craintes, ses douleurs qu’il faut apaiser.

« Ils ont été jeunes, ils ont eu une vie, ils ont beaucoup à nous dire… et ils le font toujours à leur manière, directe, souvent amusante, toujours touchante », souligne le réalisateur qui rend ainsi hommage aux soignants afin « que l’on réalise à quel point leur intervention est d’une importance capitale, surtout dans une société quelque peu dépassée par son propre vieillissement. Je ne peux m’empêcher de penser qu’un jour peut-être, nous aussi, nous serons bien heureux de rencontrer « une Françoise ».

Cyrienne Clerc

Verbatims de Françoise

Françoise : l'infirmière libérale de La vie des gens... au cinéma photo 5« Il y a beaucoup de personnes âgées qui ne rêvent que d’une chose c’est de pouvoir vivre jusqu’au bout chez elles et d’y mourir. Rester chez soi c’est garder son identité. C’est à ça qu’on les aide aussi, ça n’a pas de prix. La plupart des soignants en structure se démènent pour faire du bon travail mais ce n’est pas pareil ».

« Les personnes âgées sont amenées à nous quitter, elles le savent, c’est dans l’ordre des choses, il n’y a rien de triste. Je fais tout pour qu’elles partent en douceur ».

« L’isolement a toujours existé, surtout chez les personnes âgées. Seulement maintenant les gens vivent plus longtemps, c’est donc plus long et plus dur. Beaucoup ne voient personne ou alors rarement »

« J’ai en tête une patiente « coquette » qui se parfume et se fait couper les cheveux toutes les semaines mais qui parfois ne mange pas à sa faim. Je le sais en m’occupant d’elle, dans la durée. Ces personnes sont vraies avec moi, elles m’avouent des choses qu’elles ne diront pas à leur famille, surtout des histoires d’amour. Si on n’était pas là je ne sais pas à qui elles raconteraient tout ça ».

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Réactions

6 réponses pour “Françoise : l’infirmière libérale de La vie des gens… au cinéma”

  1. A Beauvais, ils le programment plus tard c’est ça ?

  2. Cela a l’air super mais il ne le programme pas chez moi…. Je ne pourrais pas le voir ….

  3. Extra! Notre quotidien… “Nos” patients… Et au final une petite part de nous, car il y en a toujours qui nous marquent plus que d’autres…

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