Grève de la faim contre la fermeture du service d’oncologie pédiatrique de Garches

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Quatre proches d’enfants traités à ont entamé jeudi une grève de la faim, dans la chapelle de l’hôpital en réaction à la décision de l'AP-HP de fermer  le service d'oncologie pédiatrique de l'hôpital de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine) dont la fermeture est programmé.

greve de la faim parents enfants oncologie pediatrique, Garches, France. ©Zahz Logoden

©association Ametist

L’AP-HP a programmé la fermeture de cette unité après le départ à la retraite de la pédiatre et cancérologue Nicole Delépine, qui le dirige depuis 2004 et dont les méthodes font polémique depuis des années. Le service est transféré dans le même département, à l’hôpital Ambroise Paré.

Pour répondre à "l’inquiétude" de parents en grève de la faim, la direction des hôpitaux parisiens a indiqué le 27 juin que les traitements pourront être poursuivis dans cet autre établissement mais ne seront pas proposés à de nouveaux patients.

Nicole Delépine, chef du service, dont le départ à la retraite est prévu le 18 juillet revendique un taux de guérison de plus de 80%, mais ne peut se prévaloir de résultats récents car les nouveaux standards méthodologiques exigent que toute étude soit basée sur de nouveaux essais cliniques qu’elle refuse.

La « méthode Delépine » en cause

"L’Assistance publique est un centre hospitalo-universitaire qui fait ses choix pour les méthodes qu’elle promeut et sur lesquelles elle fait ses recherches. Nous n’avons pas choisi les méthodes de Mme Delépine. (…) Nous n’offrons pas toutes les gammes de traitements existants, nous faisons des choix fondés sur des preuves suffisamment valides", explique Loïc Capron, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP.

"Elle et son équipe pourront continuer à exercer comme elle l’entend, mais pas à l’AP-HP", martèle le Pr Capron.

L’unité du Dr Delépine — qui accueille actuellement une trentaine d’enfants — privilégie des traitements individualisés pour chaque malade par rapport aux protocoles standardisés. Elle suit une thérapie qui s’appuie essentiellement sur une molécule, le méthotrexate, injectée à des doses plus importantes qu’ailleurs.

Les familles, elles, soutiennent cette approche et clame son efficacité. Mais l’AP-HP est restée catégorique : pour elle, les essais cliniques "répondent à des protocoles évalués et placés sous le contrôle d'un comité éthique et d'une supervision scientifique".

Elle dit "comprendre l'inquiétude de ces parents qui a pu être avivée par des informations inexactes, mais considère que sa mission ne peut pas être de les laisser se mettre en danger au sein de l'un de ses établissements".

Rédaction ActuSoins, avec AFP et pourquoidocteurs.fr 

Pour aller plus loin la pétition en ligne des défenseurs du service qui a rassemblé plus de 40 000 signataires et les explications de l'AP-HP

 

 

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Réactions

3 réponses pour “Grève de la faim contre la fermeture du service d’oncologie pédiatrique de Garches”

  1. soutenez l hôpital de Garches qui sauve temps d’enfant NON A LA FERMETURE!!!!

  2. honte à l’ARS qui ferment des service à tout va !

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