La blouse infirmière : un nid à microbes ?

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La blanche symbolise souvent aux yeux des patients la compétence des soignants. Mais ce vêtement peut aussi transporter des micro-organismes, causes de maladies nosocomiales.

La blouse infirmière : un nid à microbes ?Selon une étude publiée dans l’édition de février de la revue Infection Control and Hospital Epidemiology, les blouses, comme les cravates ou les montres, peuvent être contaminées et transporter des germes d’un patient à un autre.

Des études ont décrit la contamination des vêtements avec Staphylococcus aureus. Des pathogènes comme Acinetobacter, des entérobactéries et des Pseudomonas ont aussi été relevés.

Parmi les conseils donnés par Mark Rupp de l’université du Nebraska, un des auteurs des nouvelles recommandations émises par la Society for Healthcare Epidemiology of America (SHEA), un nettoyage quotidien des blouses pour les personel pratiquant des soins au chevet des malades, le repassage pour éliminer les bactéries, adopter les manches courtes, ne rien porter sous les coudes, éliminer montres et bijoux...

En cas de lavage de la blouse à domicile,  les vêtements perdraient leur charge de S. aureus, mais héritaient en même temps d’autres bactéries et des bacilles Gram négatifs qui sont éliminées par le sèche-linge et le repassage.

Parmi les interrogations, faut-il remplacer les blouses par des tenues de chirurgie étudiées pour limiter les contaminations ?

Rédaction Actusoins

Pour aller plus loin : lire l'étude  

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Réactions

8 réponses pour “La blouse infirmière : un nid à microbes ?”

  1. Le nettoyage est fait a la blanchisserie dans l hopital ou je travaille. Mais les medecins, alors qu ils examine les patients et pratiquent des gestes invasifs, portent leur vetements personnels sous une blouse qu ils changent rarement. L hygiene devrait commencer par la

  2. pas convaincue que le lavage fait par l’hôpital soit plus efficace , les blouses reviennent grises et avec des tâches qui n’y étaient pas avant lavage ….quant au repassage , le fer doit être en panne !!! mais on ne ramène pas les microbes à la maison en les laissant à la buanderie , et pour les soins contaminants il y a les tabliers ou les surblouses .

  3. En tant qu étudiante j’ai 5 tenues une par jour jusque là tout va bien. La ou cela ne va plus c’est que je doit les ramener chez moi pour les laver l’ifsi ne prend pas en charge. Donc je me balade avec les crobes dans les transports en commun

  4. “nettoyage quotidien”? On veut bien, mais… Comme contractuel, on a 4 tenues fournies. Au bout de 2 ans, on en a 5. Quelque soit le lieu d’exercice (CH, Ehpad…), l’été, c’est la chasse aux tenues, en souffrance entre la blanchisserie ou ailleurs, on garde donc la même tenue 4 à 5 jours à la suite. Et si on fait partie du pool, si on change tous les jours de service, c’est pareil ! Mmmmmh, transfert de “crobes” de la cardio à la rééduc en passant par la neuro et l’endoc … ^^

  5. Pas toujours facile de changer ts les jours titulaires ou remplaçante comme moi c’est au bon vouloir de la lingerie e du nnombre de tenues attribuées!!!

  6. En tant qu’étudiante, je dois ramener mes propres blouses. Or l’IFSI ne nous en a donné que 3. Si je ne porte que mes propres blouses ça devient compliqué de changer quotidiennement.je ne peux pas les laisser à la lingerie de l’hopital et chez moi je ne fais pas tous les jours des machines. Les fois où je me sers dans le linge de l’équipe ( les blouses ne sont pas identifiées), on me le reproche. La difficulté entre l’hygiène et l’intégration dans l’équipe…

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