Urgences intra et extra-hospitalières : de l’importance de la formation infirmière

| | mots clefs : 31 réactions

(Ré)-apprendre les bases du , pratiquer des gestes  simples mais tellement vitaux, préserver ou même sauver une vie grâce à quelques manœuvres classiques… Grâce à la formation continue, les soignants peuvent demander à se former à l’AFGSU de niveau 2, une formation de 21 heures, déjà rendue obligatoire pour les étudiants du nouveau cursus.


infirmière formation continue urgenceUn niveau de connaissance hétérogène

« Je sais poser une perfusion, effectuer une prise de sang ou encore aspirer mes patients. En revanche, si l’un d’entre eux faisait un arrêt cardiaque devant moi, j’avoue que je serais démunie, surtout si je suis seule à devoir gérer » regrette Carine, 33 ans, infirmière en EHPAD.

En France, les gestes secouristes de base et les procédures d’urgence ne sont pas toujours maîtrisés des soignants. « C’est pourtant ce que l’on devrait apprendre en premier » estime Carine, qui s’apprête à suivre l’AFGSU.

Pour Franck Paillard, cadre supérieur au CESU 75, la disparité des connaissances en termes d’urgence chez les soignants, viendrait en partie de l’ancienne formation initiale des infirmiers, trop hétérogène selon les instituts de formation.

« Il n’y a malheureusement pas d’obligation légale pour les infirmiers en poste »

« Certains IFSI demandaient à leurs étudiants de suivre une formation en secourisme avant d’intégrer l’école. D’autres proposaient une formation intégrée en cours de cursus. Mais ce n’était pas généralisé et il était fréquent de voir des étudiants sortir diplômés sans avoir jamais pratiqué ni vu un seul geste ».

La faute à la formation initiale, mais aussi, selon Franck Paillard, au manque de remise à niveau et de recyclage régulier des connaissances.

Combler le manque

Depuis 2006, les formations aux gestes et aux soins d’urgences (FGSU) peuvent être délivrées aux personnels travaillant dans les établissements sanitaires et médicaux- sociaux. L’obtention de l’AFGSU de niveau 2 est même devenue obligatoire pour les étudiants, et ce, dès le deuxième semestre de la première année. « Il n’y a malheureusement pas d’obligation légale pour les infirmiers en poste » explique Franck Paillard.

La certification des établissements et la mise en place du DPC incitent fortement les institutions à proposer des formations de ce type. « C’est un réel progrès, même si les encadrants n’ont pas toujours les moyens d’envoyer leurs agents se former pendant 3 jours ».

Au programme de l’AFGSU 2

Les soignants peuvent accéder directement au niveau 2 de l’AFGSU, sans passer par le niveau 1, destiné au personnel administratif. Le programme se compose de notions théoriques, mais surtout de gestes pratiques : gestion d’une hémorragie, identification et prise en charge l’inconscience, de l’obstruction des voies aériennes ou encore réanimation cardio-pulmonaire avec ou sans matériel (chariot d'urgence, ballon, défibrillateur semi ou entièrement automatique).

Les participants apprendront aussi à gérer un accouchement inopiné ou encore un malaise. Ils pourront identifier les signes de gravité d’un traumatisme et utiliser le matériel d’immobilisation adéquat (attelle, collier cervical, brancard…).

Cette formation nécessite un recyclage tous les 4 ans, avec une possibilité de se spécialiser dans les risques NRBC (nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques).

Certains établissements ne proposent pas systématiquement l’AFGSU dans leur plan de formation interne. Souvent ce sont des enseignements de prise en charge de l’urgence intra-hospitalière, plus courts et moins denses qui sont mis en place. À ce niveau, toute formation reste bonne à prendre. À voir avec les cadres ou sur les catalogues de formation.

Malika Surbled

Pour aller plus loin : formation continue DPC Urgences pour les infirmières et infirmiers libéraux

Abonnez-vous à la newsletter des soignants :

Faire un don

Vous avez aimé cet article ? Faites un don pour nous aider à vous fournir du contenu de qualité !

faire un don

Réactions

31 réponses pour “Urgences intra et extra-hospitalières : de l’importance de la formation infirmière”

  1. Alex dit :

    Le brevet de secourisme c’est le PSC 1 actuellement. Pour les professionnels de santé, il faut un niveau plus élevé, à savoir l’AFGSU 2 voir NRBC (pseudo niveau 3). Le PSC 1 ne suffit pas en terme de connaissances pour une infimière… Le PSC 1 c’est bien pour le citoyen lambda… Faites la différence quand même…

  2. Alex dit :

    Je trouve peu de sources mais ces trois là semblent dire le contraire de ce que tu avances mais je suis preneur d’infos !

  3. Alex dit :

    Tu es sûr ? J’ai toujours entendu dire que le taux de survie était plus important en intrahospitalier qu’en extrahospitalier. Si t’as des sources ce serait cool de les faire partager surtout que t’as l’air au point semble t-il. Le taux de survie intra étant directement dépendant de la formation des personnels, de la présence ou non d’une équipe ACR, de la présence ou non d’un numéro interne d’appel unique, etc.

  4. Aline dit :

    Avec les accréditations cela va s’imposer à tout le personnel hospitalier quoi on va dire c’est mieux de la proposer après à mettre en place …….à voir

  5. Aline dit :

    avant cela s’appellait l’ AFPS et ce n’était que sur une demi journée plus complet avec celui-ci sur 3 jours

  6. Aline dit :

    Je viens de passer l’AFGSU sur 3 jours formation prise en charge par l’hopital ou je bosse suis en service de cardio de nuit et les ACR j’y ai eu droit mais les pratiques changent et évoluent et ca fait du bien bien que cela n’enlève rien au stress de la situation d’urgence !!!! bon week end à toutes et à tous

  7. Noelline dit :

    Après 25 ans de pratique en médecine, dont 20 de nuit seule infirmière….j’ai arrêté de compter mes réa-cardio….mais ils faut toujours penser a remettre les choses a jour et surtout sensibiliser et former nos enfants….apres etre passé par les pompiers de paris, mon grand fiston est désormais formateur auprès des particuliers….et ma fille de 12 ans a déjà son niveau 1 en poche.( formation qu’elle a suivi sans problème dans un groupe d’adultes) il faut que chacun s’y mette car les accidents arrivent plus souvent en extra hospitalier….donc comptons sur nous même!

  8. Noelline dit :

    Après 25 ans de pratique en médecine, dont 20 de nuit seule infirmière….j’ai arrêté de compter mes réa-cardio….mais ils faut toujours penser a remettre les choses a jour et surtout sensibiliser et former nos enfants….apres etre passé par les pompiers de paris, mon grand fiston est désormais formateur auprès des particuliers….et ma fille de 12 ans a déjà son niveau 1 en poche.( formation qu’elle a suivi sans problème dans un groupe d’adultes) il faut que chacun s’y mette car les accidents arrivent plus souvent en extra hospitalier….donc comptons sur nous même!

  9. Sophie dit :

    et pa ke infirmières nou ossi les ash ca peu nou interresse

  10. Sandrine dit :

    moi j’ai fait plusieurs fois dans mon ancien metier avec le samu les gestes qui sauvent c’est super interressant et j aii meme pu visiter l’helico du samu avec d autres collegues bonnes ambiances les gens du samu sont formidables…………………………..

  11. Antares dit :

    Ne pas confondre le secourisme et les soins d’urgence: la culture qui sous-tend l’un et l’autre n’est pas la même. le public auxquels ils s’adressent n’est pas le même non plus.
    Formateur AFGSU, j’insiste sur le raisonnement clinique, sur le pourquoi, les risques des situations évoqués et le comment prendre en charge.
    Le secourisme, dans sa rigidité et dans un enseignement sans réflexion pédagogique, est basé sur des mécanismes réflexes dont les soignants doivent sortir. La valeur ajoutée du soignant est bien sa capacité à en entrer dans une réflexion clinique, y compris dans les situation d’urgence.

  12. Aurélien dit :

    quand on voit que la plupart des étudiants IDE ne savent pas réaliser une aide à la toilette ou une glycémie capillaire..comment peuvent ils prendre en charge correctement un ACR et la partie de stress qui va avec ?

    • cath dit :

      La plupart des étudiants infirmiers que j’ai vus savent dès la première année aider à la toilette voire les faire seuls et apprennent très vite à faire un dextro, comme à l’époque lointaine où j’étais élève infirmière. Par contre, prendre en charge correctement un arrêt cardiaque relève malgré tout plus de la compétence médicale qu’infirmière en dehors du secourisme..

  13. Katia dit :

    ceux qui ne connaissent pas les gestes de 1 secours renseigner vous auprés des pompiers croix rouge de votre commune investissez vous quelques temps cela peut vous permettre de sauver une vie peut etre celle d’un de vos proches!!!

  14. Yves dit :

    Article signé Malika Surbled !!! Bravo Malika.

  15. Catherine dit :

    souvenir , souvenir de formation avec chat noir

  16. nerubis dit :

    quelqu’un sait le coût de cette formation pour un intérimaire ?

  17. Laurent dit :

    C’est comme le ministre qui avait massé un député à l’assemblé national sur sa chaise et en plus le mec avt de faire de la politique il était cardiologue -_-

  18. Cathie dit :

    ok en fait ca a simplement change de nom ! nous aussi c’était obligatoire et compter pour la validation de la premiere annee pour notre diplôme d’aide soignante !

  19. Éloïse dit :

    depuis la reforme L’AFGSU est obligatoire et donc integré à la formation !

  20. Emeline dit :

    refait dernièrement au travail et bien contente d’avoir revu tout ça!

  21. Cathie dit :

    petite question idiote d’une vieille diplomee et qui ne travaille plus depuis longtemps ! les eleves ne passent plus leur brevet de secourisme !!!?????

  22. Adeline dit :

    J’ai vu un médecin faire un massage cardiaque sur un lit..sans planche, ça rebondit bien.

  23. Yohann dit :

    Bizarre j’ai fait mon tfe sur l’acr intrahospi, conclusion plus de chance d’être récupérer en extra. Résultat: démonté par la cadre expert! C marrant hein…

  24. cath dit :

    J’ai 30 ans de DE et ne me suis jamais trouvée face à un arrêt cardiaque, ni bien sûr à la nécessité du massage cardiaque; je suis par contre régulièrement confrontée à des situations d’urgence en milieu non médicalisé, et je déplore d’avoir appris à faire un examen clinique de base (palpation abdominale, auscultation pulmonaire,..) sur le tas, et non d’une manière plus raisonnée et plus encadrée. Ca me paraît pourtant indispensable, d’une part pour évaluer l’état de la personne, d’autre part pour exposer son cas..

  25. Jézabel dit :

    Ce n’est pas faute de les former

  26. Anonyme dit :

    Je suis bien contente de l’avoir vu en première année. J’ai eu la chance dans un stage de deuxième année d’être tombée sur infirmier qui a travaillé aux urgences et qui était en manque qui a voulu me tester sur les situations d’urgences. Je ne serais pas contre une petite piqure de rappel régulière.

Il faut être connecté pour écrire un commentaire Se connecter

retour haut de page
302 rq / 2,351 sec