Infirmiers, infirmières : De l’importance d’un bon CV

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Alors que la plupart des régions de France recrutent en masse, d’autres enregistrent des infirmières inscrites à pôle-emploi. Pour obtenir un poste digne de ses aspirations, il faut savoir se distinguer et mettre en valeur son parcours et sa personnalité. Le Curriculum Vitae est le premier élément qui va retenir l’attention des directeurs de soins chargés du .

Infirmiers, infirmières : De l’importance d’un bon CVÉtat des lieux : une conjoncture pas si simple

« L’été dernier, nous avons eu à recruter 20 infirmières pour des besoins ponctuels de remplacement. On a eu plus de 100 candidatures et il a donc fallu trier. Chaque jour, dans mon courrier, je reçois 5 à 6 nouvelles demandes ».

Dans un pays où l’emploi est plutôt favorable aux infirmières, ce témoignage, recueilli auprès de M.Cadillac, directeur des ressources humaines du Centre hospitalier de La Rochelle semble étonnant.

Pourtant la situation est bien réelle. En France, contrairement aux idées reçues, il n’est pas toujours facile pour les soignants de trouver un poste.

Certes, le métier d’ figure sur la liste des 10 professions les plus recherchées*. Certaines régions ou certaines villes n’ont pourtant pas de mal à trouver leur personnel. La Rochelle (17), Lens (62) ou encore Limoux (11) n’éprouvent aucune difficulté à recruter*.

Les raisons de ces disparités sont multiples car l’emploi dépend de l’attractivité des régions, de la mobilité professionnelle et de la pyramide d’âge.

Le Curriculum Vitae : le premier élément de conquête

Que ce soit pour se démarquer ou pour obtenir le poste de ses rêves, le curriculum vitae est essentiel pour postuler. « On fait un premier tri sur C.V, en fonction de ce que l’on recherche. Puis on reçoit en entretien les personnes qui semblent correspondre à nos attentes » explique M.Cadillac.

Sur la forme, il est préférable d’être classique, ordonné et concis. « Comme le préconisent tant de guides pédagogiques que vous pouvez facilement trouver sur le net : sur une page et sans photo car nous ne sommes pas une agence de mannequins » explique Jean-François Zimmermann, directeur des soins du CHU de Toulouse.

Sur le fond, il faut se démarquer. « On va analyser le profil du candidat. Il faut donc mettre en valeur son parcours professionnel qui doit être cohérent » ajoute-t-il. Pour lui, un infirmier doit pouvoir montrer qu’il s’est intéressé et a suivi des formations dans le cadre de la formation continue. « Ces enseignements doivent être en rapport avec son exercice, car les soignants qui font trop souvent des formations qui sont trop éloignées de leur corps de métier me posent question. Je pourrais interpréter cela comme une stratégie de fuite ou d’évitement ».

Si le postulant est un jeune diplômé, il devra mettre en avant ses choix de modules et de stages optionnels. Enfin, et afin de montrer que le soignant est en parfait accord avec ces choix, il est préférable d’exposer son projet professionnel de façon très nette.

« Il faut qu’il y ait une logique et une cohérence par rapport au poste demandé. Si l’infirmier n’est pas explicite dans son projet, on pourrait mal interpréter ses motivations. Par exemple, d’une façon générale, j’aurais tendance à proposer un poste en réanimation lourde à quelqu’un qui a de l’expérience et qui a les épaules solides, plutôt qu’à un jeune diplômé qu’il ne faudrait pas esquinter.
En revanche, si ce jeune diplômé expose clairement son projet professionnel et fait cette demande explicite, je comprendrai mieux son choix » souligne Jean-François Zimmermann.

Quels que soient le profil et les aspirations, les directeurs de soins accorderaient davantage leur confiance aux soignants curieux et flexibles. « Je n’aurai pas la même exigence envers un infirmier qui sort du D.E qu’envers un infirmier qui a 10 ans d’expérience. Si l’infirmier expérimenté n’a occupé qu’un seul poste et qu’il n’a prouvé aucune mobilité même en interne, je serai inquiet. Je suis pour une mobilité raisonnable et raisonnée » conclut le directeur des soins.

Malika Surbled

* Selon l'enquête « Besoins en Main-d'œuvre » de Pôle emploi, réalisée avec les directions régionales et le concours du Crédoc. Elle mesure les intentions de recrutement des employeurs pour l'année à venir.

On récapitule : Pour faire un bon Curriculum Vitae

La forme et le fond :

- Simple, une page suffit, pas de photo

- Etat Civil et coordonnées. Il n’y a ni règle ni usage en ce qui concerne la situation familiale, l’âge et la nationalité

- Un objectif défini : le plus simple est de donner un titre à votre CV : métier, diplôme puis en dessous le nombre d’années d’expérience et votre spécialité.

- L’expérience professionnelle : sauf pour les débutants, cette rubrique est en général la plus importante du C.V. Pour chaque poste occupé, elle comprend : dates, poste, nom de l’hôpital et localisation.

- Formation : Date de l’obtention du D.E. Formations continues en rapport direct avec le poste que vous sollicitez (D.U, formations internes…). Éventuellement une ou deux formations complémentaires non relatives à votre métier. Pour les jeunes diplômés, mettre en avant les modules optionnels.

- Compétences et connaissances spécifiques : Vous n’êtes pas obligé de créer une rubrique supplémentaire pour vos D.U. S’ils constituent un de vos points forts, ils s’intégreront dans la rubrique Formation. En revanche, vous pouvez évoquer d’autres compétences, comme les langues étrangères ou l’informatique.

- Loisirs : traditionnellement placée à la fin du CV, cette rubrique doit être brève. Elle apporte une dimension supplémentaire à votre CV. Les recruteurs de tous domaines s’en servent souvent comme sujet de conversation pendant l’entretien.

Ordre :

- Pour les personnes déjà expérimentées, il est préférable de construire un CV dit « anti-chronologique », c’est à dire un CV qui remonte le temps et qui valorise votre dernière expérience. Commencez donc par le titre et l’objectif, les expériences, puis les formations et les loisirs ;

- Le CV de débutant peut énumérer tout d’abord l’objectif professionnel sous forme de titre, puis la formation, les compétences professionnelles et les expériences professionnelles.

Ce qu’il faut éviter : les erreurs trop fréquentes

- CV recto/verso ou multitude de pages,

- Fouillis, surcharges, rubriques sans titre, manque d’aération,

- Données inutiles (Brevet des collèges alors que vous êtes bachelier par exemple),

- Des années entières sans explication (les trous dans le CV).

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Réactions

11 réponses pour “Infirmiers, infirmières : De l’importance d’un bon CV”

  1. Veronique dit :

    merci ca peu servir a ma fille ta petite cousine ludivine

  2. Veronique dit :

    merci ca peu servir a ma fille ta petite cousine ludivine

  3. Jean Luc dit :

    Reste avec nous gwen…! Ne pars pas…

  4. Anne-Laure dit :

    Très bonne idée cet article.

  5. Mary dit :

    moi c le contraire il licencie les infirmières par manque d argent ou d conneries !!!!

  6. Mathieu dit :

    Nous dans notre région on a franchement pas ce problème, on est obligés de n’ouvrir qu’un nombre limité de lits par manque de soignants…

  7. Veronique dit :

    Il faut que je m’y remette, l’hôpital ayant jugé bon de ne pas renouveler mon énième CDD en 3 ans et 4 mois pour engager de fraiches petites nouvelles (moins chères qu’une vieille qu’il aurait fallu stagiairiser et reprendre un peu d’ancienneté).

  8. Dominique dit :

    si je dois changer de metier, je vais y penser!…… bises

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