La musique pour accompagner la maladie

La est aujourd’hui régulièrement utilisée dans des applications médicales variées, comme la rééducation fonctionnelle, la prise en charge de troubles psychiatriques ou même la lutte contre la douleur. Pour devenir musicothérapeute, les soignants ont accès à plusieurs , sous réserve d’être aussi musicien.  

La musique pour accompagner la maladie

Creative commons - © jinxmcc - Flickr

La musique pour apaiser les maux

« Il n’y a rien de magique dans la musicothérapie car la musique ne guérit pas, mais accompagne ». Infirmière de secteur psychiatrique depuis plus de 25 ans, Valérie est aussi musicothérapeute. Musicienne et chanteuse, elle a souhaité pouvoir associer sa passion aux techniques de soins qu’elle utilise au quotidien. Chaque semaine, elle anime un atelier musical pour ses patients. «  En psychiatrie, cette thérapie est largement utilisée. Elle permet notamment d’aider le patient à faire face à ses émotions et de retrouver un mode de communication et d’expression » explique-t-elle. Avec un champ d’application  qui s’élargit à des domaines somatiques, la musicothérapie a aussi démontré son utilité en matière de rééducation fonctionnelle chez les patients aphasiques ou sur la régulation de l’humeur chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Chaque année, comme Valérie, des dizaines d’infirmières et d’infirmiers franchissent le pas de la formation. « Il y a deux cas de figure. Soit les infirmières souhaitent intégrer la musicothérapie dans leurs soins, soit elles viennent pour se reconvertir et devenir musicothérapeute à part entière. Dans le deuxième cas, elles pourront s’installer avec un statut d’auto-entrepreneur et proposer leurs services aux institutions ou en cabinet » explique Pierre-Luc Bensoussan, musicothérapeute et responsable pédagogique du Diplôme Universitaire de musicothérapie de l’université de Montpellier.

Se former

« Seul un musicien confirmé ayant une certaine maturité peut aborder un tel travail. La motivation du candidat ainsi que son niveau musical sont pris en compte lors des entretiens de sélection » souligne Pierre-Luc Bensoussan. Un niveau de deuxième cycle de conservatoire ou une pratique régulière et maîtrisée de la musique est une condition sine qua non pour pouvoir suivre un enseignement sérieux. La fédération française de musicothérapie reconnaît 5 formations en France, dont 3 universitaires* (à Paris, Montpellier et Nantes). Le programme se déroule en général sur 2 à 3 ans, et se compose de modules - ?psychologie, neurologie, psychiatrie,  communication, musicothérapie réceptive, psychoacoustique, musicothérapie active - de stages  en milieu professionnel et de séminaires. L’obtention du D.U est conditionnée par la rédaction et la soutenance d’un mémoire devant un jury. Des formations plus courtes existent un peu partout en France et permettent de s’initier en quelques heures ou en quelques jours.

Malika Surbled

Pour aller plus loin Site de la fédération française de musicothérapie * Les cursus universitaires et autres parcours de formations aboutissent à des statuts sans aucune reconnaissance légale en France pour le moment.

Pour aller plus loin : les formations en musicothérapie de nos partenaires

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Réactions

12 réponses pour “La musique pour accompagner la maladie”

  1. Adam dit :

    “ils croient” et non “ils croivent”…

  2. Youhenn dit :

    Sans vouloir passer pour un précurseur, il était de mise, dans mon service d’hémodynamique et angio, dans les années 1970, déjà,de donner le choix du programme musical que nous allions diffuser “mezzo-vocce” au cours des examens. Les anesthésistes avaient noté une diminution très nette du stresss, le bruit des machines passait au second plan, l’ensemble des acteurs se portait bien, et même un radiologue dont je salue la mémoire, m’ayant accusé au premier jour d’organiser un bal, est arrivé, même contre son gré, aux mêmes conclusions..

  3. Coralie dit :

    on vous prenait pour des débiles et ba ca promet ya pas de mal a chanter au contraire ca fait que du bien alors ceux et celles qui croivent ca débile ba c est eux tout simplement qui le sont

  4. Mathieu dit :

    ça existe depuis des années en psychiatrie, et quand on en parlait on nous prenait pour des débiles… lol

  5. frane dit :

    Ne dis t’on pas”la musique adoucit les moeurs”!Un très beau documentaire sur la musique et la neuroscience: l’instinct de la musique, diffusée il y a qq mois sur Arte, moi même chanteuse et infirmière j’ai pu constater ne serait ce qu’un bienfait de partage et de nostalgie quand je chantonne pendant mon service à l’hôpital…à exploiter +++

  6. Coralie dit :

    exactement Nicole la musique nous fait révé et ya pas que pour les personne agées que ca marche ca marche pour tout le monde

  7. Nicole dit :

    Infirmière(ex )j’accompagne ma mère dont la démence s’accompagne d’une grande angoisse; lorsque je chantonne pour elle des chants religieux ou des mélodies bretonnes,ses clonies s’atténuent et son regard s’apaise pour un temps.Alors un grand oui à la musique et au maintien d’une “communication” mème lorsque l’esprit est en voyage.Un salut reconnaissant à toutes les IDE et AS qui vous lisent

  8. Valerie dit :

    excellent, on peut tous voir l’effet de la musique sur soi!

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